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Les exceptions à l'obligation de jeûner le mois béni de Ramadan

Les situations et règles exceptionnelles

Le Coran a prévu des situations dans lesquelles le jeûne du mois de Ramadan cesse d'être obligatoire. A chacune de ces situations, il a prévu des solutions de remplacement. En fonction de ces solutions, on peut distinguer deux types de situations : d'un côté, la maladie et le voyage et d'autre l'incapacité physique de jeûner.

  • La situation du malade et du voyageur durant le mois de Ramadan

Le malade et le voyageur sont soumis en matière de jeûne du mois de Ramadan au même régime juridique. Selon le texte coranique, ils ne se sont pas soumis à 'obligation de jeûner en raison qui de son état de santé, qui des difficultés inhérentes à sa condition de voyageur. Ne doit pas observer le jeûne du mois de Ramadan, toute personne atteinte d'une maladie qui ne s'accomode pas avec le jeûne ou qui risque de s'aggraver en raison du jeûne. En outre dans un contexte où les moyens de transport étaient peu développés, l'on considérait que le voyageur n'était plus soumis à l'obligation de jeûner dès lors que son voyage dépassait une distance de 48 miles (environ 80 km).

Toutefois, le malade et le voyageur ne sont pas définitivement libérés de cette obligation ; ils devront jeûner un nombre égal d'autres jours correspondant à la durée de leur maladie ou de leur voyage durant le mois de Ramadan et ce, à n'importe quel moment de l'année : « Quiconque d'entre vous est malade ou est en voyage, devra jeûner un nombre égal d'autres jours » ; « Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours. Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre ... » édicte le Coran. Le fondement de la règle est clair : l'égalité dans la miséricorde et la grâce divine. L'impossibilité de jeûner pour une cause légitime comme la maladie ou le voyage ne saurait justifier la privation des bienfaits inhérents au jeûne complet de ce mois béni. Un individu à la vue courte n'y verrait que la peine attachée à l'abstinence. C'est la raison pour laquelle le Coran précise qu'« Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous » c'est-à-dire la facilité dans l'accomplissement du jeûne selon votre convenance. Ce qui pourrait être interprété comme une difficulté n'est rien d'autre que ce qui vous permet d'être sur un pied d'égalité avec ceux qui qui ont eu la possibilité, par la grâce d'Allah de jeûner le mois dans son intégralité.

  • L'incapacité physique de jeûner le mois de Ramadan

Il arrive également que l'individu soit dans une situation d'incapacité physique de jeûner sans être malade en raison par exemple de la vieillesse, de la grossesse ou de l'allaitement ou étant atteint d'une grave maladie chronique ne pourra jamais compenser les jours de jeûne manqués. « Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu'avec grande difficulté, il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu'un fait de son propre gré, c'est mieux pour lui ». Dans cette situation, même s'il lui est permis de ne pas jeûner durant le Ramadan, il n'est pas totalement libéré de cette obligation car une mesure de compensation est prévue en ce qui le concerne. Ainsi, il devra nourrir un pauvre par jour de ramadan manqué. Cette nourriture sera environ d'un kilogramme de dattes ou de graines quelconques. Toutefois, le Coran précise aussitôt que tel n'est que le minimum et exhorte les concernés à en faire davantage c'est-à-dire soit donner une nourriture plus abondante à un pauvre soit de la nourriture à plus d'un pauvre par jour de ramadan manqué, soit jeûner et donner de la nourriture aux pauvres. Comme on le constate, la compensation de cet acte d'adoration réside dans la solidarité entre les humains. C'est une leçon qui a une signification et une portée capitales en Islam où « les créatures sont assimilées à la progéniture d'Allah » selon le Prophète Mouhamed (PSL).

La recommandation divine durant les situations exceptionnelles

Après avoir prévu des exceptions au principe du caractère obligatoire du jeûne, Allah formule une recommandation aux personnes concernées par les dérogations (malade, voyageur et personne dans l'incapacité de jeûner) : « Mais il est mieux pour vous de jeûner si vous saviez ! ». On comprend de ce conseil que ces dérogations ne sont en réalité que des tempéraments fondés sur une présomption de fatigue, gêne ou difficulté de jeûner en raison de l'état de la personne.

Il lui appartiendra d'apprécier la situation et de choisir. La dérogation n'est pas d'application automatique mais devra ainsi s'apprécier au cas par cas (in concreto) : la personne ne jeûnera pas au cas où elle estime que le jeûne aura un effet négatif sur son état ; en revanche elle jeûnera si elle ne craint rien sur son état. Mais à y regarder de près, le choix sera fonction du degré de foi du croyant : « Mais il est mieux pour vous de jeûner si vous saviez ! ». Le vrai croyant qui sait tous les bienfaits attachés au jeûne fera abstraction de sa situation (capacité physique, santé, voyage) et jeûnera. Son jeûne ne pourra en aucun cas lui être nuisible par la grâce d'Allah.

Extraits traduits des enseignements en arabe et en wolof, sur l'islam et la tariqa tidjaniya, du guide spirituel Serigne El Hadj Madior CISSE, responsable de la dahira Moutahabina Fillahi et disciple de Khalifa Ababacar SY (RTA).