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L'EXCISION : UNE PRATIQUE SANS FONDEMENT EN ISLAM

Au nom d'Allah, le Miséricordieux par essence et par excellence

L’excision est une pratique qui soulève de nos jours une controverse passionnée opposant ses partisans et ses adversaires. Mais force est de constater que rares sont les fois où l’on exprime sans parti pris la position de l’islam. Aujourd’hui, les musulmans ont besoin d’un éclairage qui leur permette de juger avec discernement et d’adopter une position conforme aux enseignements de leur religion à un moment où beaucoup de pays, avec le soutien de la communauté internationale se dotent de législations incriminant et pénalisant l’excision. Le point de départ dans la recherche pacifique d’une solution au sens islamique du terme réside dans le verset suivant : « Ô les croyants ! Obéissez à Allah et obéissez au Messager  et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah  et au Messager, si vous croyez en Allah et au jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement) » (Sourate An-Nisâ, verset 59). Dans ce message, il sera tout simplement question de renvoyer la controverse sur l’excision à Allah et Son illustre Messager (PSL).

Mais faudrait-il au préalable aviser le lecteur sur la nécessité, certes amère, d’utiliser un langage peu commun, pour parler de l’excision, afin de rendre le discours plus compréhensible. En effet, l'on sait que le Prophète de l’Islam (PSL) reconnu pour sa pudeur en toutes choses est Celui qui a pourtant enseigné aux femmes les prescriptions islamiques concernant leur sexualité notamment les menstruations, les lochies (sang des accouchements) et le bain rituel. Il a aussi enseigné cette règle éminemment pédagogique : « pas de pudeur en matière religieuse » autrement dit : « pas de pudeur en matière d’enseignement des préceptes religieux ». A titre d’illustration, le célèbre compagnon du Prophète  (PSL)., Abou Moussa Lachari  (qu’Allah l’agrée), dans un hadith relaté par Saïd Ibn Al Moussayib, a dit à l’honorable épouse du Messager d’Allah Sittouna Aïcha (qu’Allah l’agrée) : je voudais vous poser une question mais j'éprouve de la pudeur à votre endroit. Elle lui répondit : pose donc ta question et sans pudeur car je suis ta mère (il est dit dans le coran que les épouses du Prophète sont les mères des croyants). Alors il lui demanda la solution à appliquer chez l’homme qui entretient des rapports intimes mais n’éjacule pas. Elle lui répondit : « le Prophète  (PSL) a dit : lorsque la circoncision entre en contact avec la circoncision, le bain rituel devient obligatoire » (Rapporté par Ahmad et Malick selon des formules différentes ). En d’autres termes, le bain rituel est obligatoire pour l’homme et la femme qui ont entretenu des relations intimes avec pénétration (à l’exclusion d’un simple flirt) même s’il n’y a pas eu éjaculation. Et pour définir cette intimité, il est référence au contact entre l’organe circoncis de l’homme et l’organe circoncis de la femme.

Sans pour autant anticiper sur la démonstration, il est important de rappeler que l’excision est une pratique animiste bimillénaire qui remonte à l’époque de Ptolémée (360 avant J-C ) importée du Soudan et de l’Ethiopie. Les momies pharaoniques et phéniciennes attestent de la pratique de l’excision comme elle était d’ailleurs très répandue en Arabie antéislamique (Jahiliya). Dans les régions de l’excision, toutes les religions la pratiquent : musulmans, coptes d’Egypte, juifs falashas d’Ethiopie, catholiques et protestants, animistes.

En approfondissant la recherche en Islam, les enseignements suivants peuvent être tirés : d’abord l’Islam n’a pas consacré l’excision et aucun texte crédible ne peut être invoqué pour lui servir de fondement. Aucun texte coranique ne fait mention de l’excision et aucun hadith authentique ne peut lui servir de fondement (I). Il s’y ajoute une controverse plus technique fondée sur une confusion entre la sounna au sens du terme et la sounna de fitra  et qui permet d'entretenir le doute de la légitimité islamique de l’excision. La distinction entre les deux notions nous permettra d’y voir plus clair et de comprendre la conclusion tirée de la démonstration à savoir que l’excision n’est en aucune manière une sounna (II). Enfin, telle qu’elle se présente comme mutilation génitale féminine, l’excision est une pratique que l’Islam ne saurait légitimer (III).

I – Les hadiths invoqués pour justifier l'excision en islam sont inauthentiques

Il est courant d’entendre que l’excision est une pratique islamique. Or rien en Islam ne consacre une telle pratique. Il est par conséquent clair que l’Islam n’a jamais rendu obligatoire l’excision. Le Cheikh Saïd Sabiq, auteur de l’ouvrage de référence Fiqh  Sounna est formel : « Les hadiths sur l’excision sont faibles (d’authenticité douteuse) ; rien ne peut en servir de fondement » (Tome 1, p. 37). Le Cheikh Rachid Ridha, dans le Madjallatoul Manar, abonde dans le même sens : « il n’y a en matière de circoncision aucune information de référence ou un hadith à suivre. Mais certaines allégations font état d’un hadith rapporté par Ahmad et Bayhaqi selon lequel : « la circoncision est une sounna pour les hommes et une makrouma (action noble ou téranga) pour la femme ». On a tiré argument de ce texte pour considérer la femme excisée comme privilégiée, plus noble parce que plus chaste que celle qui ne l’était pas. Et pour en convaincre la femme, on lui fait croire que l’excision porte bonheur et accroît la fertilité. Or, il ne s’agit que d’un discours idéologique au service de cette tradition. D’ailleurs la pratique révèle que dans certaines régions de l’excision, l’infidélité des femmes est notoire car elles sont à la recherche d’un plaisir introuvable avec toutes les conséquences néfastes qui en découlent sur les plans moral et sanitaire (maladies sexuellement transmissibles, avortements clandestins etc.) Mais poursuit Cheikh Rachid Ridha, la narration du rapporteur de ce hadith n’est pas authentique. Al Hajjaj Ibn Arta en l’occurrence est bien connu des spécialistes de la science des hadiths comme étant un faussaire notoire. Autrement dit, le hadith en question est un faux, un hadith apocryphe. Il n’est pas superflu de rappeler qu’il y a eu des centaines de milliers de faux hadiths de ce genre qui ont été rejetés par les sélectionneurs professionnels de hadiths comme Boukhari et Mouslim. La sélection des hadiths est en effet une science basée sur des règles très strictes et le manque de rigueur peut induire en erreur plus d’un  le poussant à arguer d’un hadith qui en aucun cas ne peut être imputé au Messager d’Allah (PSL).

Un autre hadith invoqué pour légitimer l’excision en islam est rapporté par Abou Daoud : « une femme exciseuse exerçait à Médine et le Prophète lui a dit : « réduisez et ne mutilez pas » ». Autrement dit, pour exciser, il faut effleurer le clitoris sans exagération. Abou Daoud qui a rapporté ce hadith le considère d’authenticité douteuse (tome1, p.657). A l’image du premier, c’est un faux hadith qui a été inventé pour légitimer la pratique de l’excision. Les spécialistes de la science du hadith considèrent que le style utilisé ne correspond même pas au style usuel du Messager d’Allah (PSL).

Enfin, il a été fait  mention plus haut du hadith authentique selon lequel le prophète a dit : « lorsque la circoncision entre en contact avec la circoncision, le bain rituel devient obligatoire » (rapporté par Ahmad et Malik selon des formules différentes). Mais il faut connaître le contexte dans lequel ce hadith a été formulé pour en comprendre la signification. En effet, l’excision était une pratique courante en Arabie et l’Islam n’avait pas pris position vis-à-vis d’elle. Il n’est donc pas possible d’en  tirer une confirmation tacite de l’excision par l’Islam mais tout simplement une manière pudique de la part du Messager d’Allah de définir le coït en des expressions comprises de tous dans la société de l’époque : « contact entre l’organe circoncis de l’homme et l’organe circoncis de la femme ». Selon les oulémas, on ne peut tirer de ce hadith plus que cette raison didactique fondée sur la pudeur.

II – L'excision n'est pas une sounna

           

Deux formes de sounna sont reconnues en Islam : d’une part, la sounna dans son sens technique de la science des sources du droit qui renvoie à une prescription islamique ayant un fondement dans la tradition du Prophète de l’Islam (PSL) ; d’autre part, la sounna de fitra qui exprime tout simplement un mode de reconnaissance permettant à l’être humain de se réconcilier avec sa nature première. Allah a choisi certaines pratiques qualifiées de « sounnan al fitra » pour ses Messagers (Paix sur Eux) et a exhorté leurs adeptes à les pratiquer pour se faire reconnaître. C’est pourquoi on les retrouve notamment dans l’Ancien Testament et dans les recueils des hadiths. Autrement dit, la sounnatoul fitra est un élément d’identification de la personne humaine. Même s’il est fait référence à l expression de sounna pour désigner ces pratiques, elles ne sont pas des sounna au sens usuel et juridique du terme c'est-à-dire rattachée à la pratique du Prophète (PSL) mais tout simplement des pratiques.

Or, la circoncision est citée au nombre de ces pratiques .En effet, dans un hadith authentique rapporté par toutes les sources et relaté par Abou Houraïra (Allah l’agrée), le Messager d’Allah (PSL) a dit « cinq pratiques relèvent de la fitra : l’épilation des poils du pubis, la circoncision, le rasage ou la réduction des moustaches, l’épilation des poils des aisselles , le fait de couper les ongles ». Cela signifie que l’accomplissement de ces pratiques permet à l’individu d'être, selon la formule du Coran, dans un état conforme à « la nature qu’Allah a originellement donnée aux hommes » (Sourate Ar-Roûm , verset 30). La fitra comme pratique renvoie à cette nature originelle de l’homme qui permet de le distinguer de l’animal. En effet, serait à l’état sauvage tout homme non circoncis qui laisserait indéfiniment pousser ses ongles, sa moustache et les poils de son aisselle et de son bas ventre.
       
Selon l’éminent Imam Nawawi (qu’Allah l’agrée), dans ses commentaires sous les hadiths rapportés par Mouslim, la plupart des pratiques de la fitra ne sont pas obligatoires selon certains oulémas tandis que pour d’autres, il existe une controverse quant à leur caractère obligatoire. C’est le cas en ce qui concerne la circoncision, le gargarisme et l’inhalation. Selon les malékites et les hanéfites, la circoncision est une sounna pour les hommes mais aucune mention n’est faite concernant les femmes. En revanche, elle est considérée par les chaféites, et beaucoup d’autres oulémas comme étant obligatoire aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Chez l’homme, elle se traduit par la section du pénis et précisément par l’ablation du prépuce et chez la femme par le fait de couper le capuchon du clitoris. Mais l’Imam Nawawi ajoute la nécessité de prendre compte de l’évolution de l’Ecole chaféite. Selon lui, la majorité des chaféites (dont il était le chef de file à son époque) retiennent maintenant que la circoncision n’est pas obligatoire mais simplement permise durant l’enfance (jâ’iz).

La tradition rapporte que le prophète (PSL) a fait circoncire ses petits-fils Hassan et  Hussein (qu’Allah les agrée) le septième jour de leur naissance (rapporté par Hakim et Bayhaqi ). Mais force est de constater que rien dans la sounna ne mentionne que le prophète (PSL) a fait exciser sa fille ou ses petites filles. Si une telle pratique avait eu lieu, elle serait aussi connue que la circoncision de ses petits enfants . Dans un hadith rapporté par Boukhari et considéré comme authentique par consensus, le prophète (PSL) a dit « l’Ami du Miséricordieux, Ibrahim s’est circoncis après quatre-vingts ans à l’aide d’une hachette ».

Pour résumer, l’éminent chaféite l’Imam Chawkani (dont l’école avait reconnu le caractère obligatoire de l’excision avant de la considérer comme simplement permise) conclut : aucune indication n’existe ni sur le caractère obligatoire de la circoncision ni sur sa période de réalisation. Par conséquent, on peut retenir sans risque de se tromper que l'Imam n’exhorte ni à l’excision et ne l’a point rendue obligatoire. Tout ce qui est invoqué pour la légitimer n’a que la valeur d’une opinion doctrinale sans fondement dans les textes sacrés et ne fait par conséquent pas partie de la charia.

III – L'excision est une pratique que l'islam ne saurait légitimer

Généralement, trois formes d’excision sont pratiquées : la circoncision qui sert à couper le capuchon du clitoris appelée « sounna » ; la clitoridectomie ou excision qui correspond à l’ablation du clitoris et des petites lèvres et qui est comparable à la section du pénis chez le garçon et enfin l’infibulation qui s’associe à la clitoridectomie l’avivement des grandes lèvres.

Le clitoris, petit organe érectile situé à la partie supérieure de la vulve constitue d’un point de vue médical, le lieu de la sensibilité sexuelle chez la femme à l’image du prépuce chez l’homme. L’enjeu de l’excision est par conséquent d’influencer la sexualité de la femme en tentant selon les cas d’équilibrer, de réduire ou d’annihiler son activité et son plaisir sexuels. Scientifiquement parlant, il s’agit d’une mutilation génitale qui porte atteinte à l’intégrité du corps et prive la femme du plaisir sexuel. En occident, des médecins (Baker, Poulmet) ont préconisé l’excision au 19éme siècle considérant que la femme était guérie lorsqu’elle renonçait au plaisir sexuel notamment à l’orgasme pour se consacrer entièrement à la maternité et au foyer.

Ainsi pensée et pratiquée, l’excision est semblable à la castration des eunuques qui étaient chargés de la sécurité dans les harems. Le fondement de ces pratiques est quasi identique : si par la castration, l'eunuque devenait sans danger même abandonné à des femmes, avec l’excision, l’homme se sent en sécurité car la femme, excisée est une femme mutilée dont le désir sexuel est étouffé. Son rôle se limite à assurer la satisfaction sexuelle de l’homme.

Même si certaines femmes et spécialistes défendent sans pour autant fournir de preuve que l’excision n’est pas une cause de frigidité et n’affecte pas le plaisir sexuel de la femme, des sociologues considèrent qu’il existe une relation de cause à effet entre l’excision et l’usage de stupéfiants dans les pays musulmans qui la pratiquent. Car selon eux, les hommes consomment la drogue pour prolonger la durée de la relation et ainsi parvenir à satisfaire sexuellement leurs compagnes. C’est la raison pour laquelle sur le plan de la lutte contre l’usage et le trafic des stupéfiants dans ces pays, ils préconisent au titre des mesures à prendre l’éradication de l’excision (voir Ahmed Chawqi Fanjiri, la médecine préventive en Islam).

Cela est d’autant plus indiqué que l’excision entraine des conséquences néfastes en matière de santé sexuelle et reproductive plus du fait qu’elle porte atteinte à la dignité de la femme nonobstant ce qu’une femme peut en penser à titre individuel du fait de son degré d’implication dans la défense de la tradition à son détriment. Souvent la femme invoque le fait que l’excision ne l’ait pas empêchée d’avoir des enfants et que son mari ne se soit jamais plaint. C’est là pourtant une preuve que l’excision a atteint son objectif traditionnel mais aussi que l’on confond sexualité et reproduction.

En effet au plan sanitaire, l’excision s’accompagne souvent et selon le cas de complications hémorragiques, d’infections locales, de graves problèmes urinaires, gynécologiques et obstétricaux, d’infections urogénitales ou dyspareunies (douleurs lors des rapports sexuels). Certains prétendent que cela est dû au fait qu’elle est pratiquée par des barbiers et des sages-femmes traditionnelles et non des médecins mais que l’excision pratiquée par les médecins ne cause pas d’infection ou de saignement. Mais force est de constater, au vu des conséquences de l’excision aux plans sanitaires et sociologue, que cette manière de procéder ne fait que déplacer le problème sans le résoudre.

En tout état de cause, il est impossible de vouloir rattacher une telle pratique à l’Islam. Et c’est bien parce que le hadith invoqué pour la légitimer est faux que les défenseurs de l’excision se retrouvent devant cette situation très peu confortable. Le fait de créer un hadith apocryphe est constitutif d’un péché et on peut en dire autant sur le fait de continuer à l’invoquer après avoir été édifié sur son inauthenticité.

Si l’Islam n’a pas consacré l’excision, les raisons invoquées pour la légitimer ne correspondent pas à l’argumentaire islamique. A travers les sociétés qui la pratiquent, on retrouve plusieurs justificatifs. L’accent est parfois mis sur la nécessité de préserver la virginité de la femme. Et les femmes ne voulant pas subir le déshonneur attaché à la défloration de leurs filles le mariage tiennent à les faire exciser. Or, en Islam la virginité n’est que  la conséquence de la chasteté avant le mariage et concerne aussi bien l’homme que la femme. Et cette chasteté s’explique par la prohibition de la fornication. L’Islam plaide pour la responsabilisation des individus qui volontairement acceptent de se soumettre à ses prescriptions et ne saurait faire dépendre la moralité de la société d’une pratique animiste.

D’autres fondent l’excision sur la nécessité de préserver l’autorité de l’homme sur la femme. Certains mythes vont jusqu’à considérer le clitoris comme une verge inachevée dont l’ablation empêcherait la femme de se prévaloir de ce signe masculin pour dominer. En Islam, l’autorité de l’homme sur la femme s’apprécie en termes de responsabilité et non en termes de dignité et d’honneur car le plus honorable des gens au regard d’Allah est le plus pieux (sourate Al-Hujurât, verset 13). Il ne saurait être question de chercher par l’excision à asseoir cette autorité et à annihiler celle de la femme.

L’excision est justifiée également par référence au complexe de castration chez l’homme. Le clitoris est ainsi considéré, comme une termitière qui, si elle n’est pas supprimée, risque de réduire l’ardeur sexuelle du conjoint. On défend qu’il rend stérile et que ses sécrétions ont l’effet d’un spermicide.

Enfin, certaines coutumes considèrent l’excision comme un rite de purification physique et morale. Elle permet ainsi de réguler et de maîtriser le plaisir de la femme du fait de l’ablation de l’organe où siège le diable : le clitoris. L’Islam n’a jamais défendu une telle aberration.

Aujourd’hui le Cheikh Tantawi, Cheikh d‘Al-Azhar considère à juste titre que l’excision est une  coutume qui n’a rien à voir avec la religion et il y a des doutes sur les dires du Prophète concernant cette pratique et a révélé, que tout Egyptien qu’il est, que sa fille n’avait pas été excisée. C’était à l’occasion du procès de l’excision alors qu’un médecin, le docteur Mounir Fawzi avait attaqué le décret ministériel interdisant l’excision devant le conseil d’Etat égyptien. Il fait remarquer sans raison que « l’excision est une exigence religieuse. Le Prophète (PSL) a dit réduisez et ne mutilez pas. Décret ou pas décret, je la pratique si on me la demande et je continuerai à la pratiquer gratuitement pour qu’on ne dise pas que je défends l’excision à cause de l’argent ». Malgré sa détermination le conseil d’Etat a estimé que dorénavant, il est interdit de pratiquer l’excision, même en cas de consentement de la fille ou de ses parents sous la menace d’une peine de prison de trois ans. Cet exemple égyptien fournit une illustration de la qualité des protagonistes de ce débat qui oppose les passionnés sans culture islamique et les jurisconsultes éclairés. Il est souhaiter et à espérer que la raison islamique finira par l’emporter sur la passion pour le grand bien des femmes et de l’humanité.

Extraits traduits des enseignements en arabe et en wolof, sur l'islam et la tariqa tidjaniya, du guide spirituel Serigne El Hadj Madior CISSE, responsable de la dahira Moutahabina Fillahi et disciple de Khalifa Ababacar SY (RTA).